🔍 AS5002T en bref : ce qu’il faut retenir
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Modèle | AS5002T (2 baies, série 5) |
| CPU | Intel Celeron J1800 dual-core 2,41 GHz (Turbo à 2,58 GHz) |
| RAM de base | 1 Go DDR3L (extensible à 8 Go) |
| Débits max mesurés | ~110 MB/s en écriture, ~106-112 MB/s en lecture (RAID 1, GbE) |
| Connectique | 2x GbE, 3x USB 3.0, 2x USB 2.0, 2x eSATA, HDMI 1.4a, S/PDIF |
| Conso avec 2 HDD | 17 W en activité, 10 W en veille |
| OS | ADM (Asustor Data Master), riche en apps (Kodi, Docker, etc.) |
Sorti en 2015, l’AS5002T reste une référence d’occasion pour qui veut un NAS 2 baies performant, silencieux et bien équipé, à condition d’upgrader la RAM et d’accepter l’absence de snapshots.
Tu veux un NAS deux baies qui ne te prend pas pour un pigeon ? L’Asustor AS5002T a fait du bruit à sa sortie, et pour de bonnes raisons. Pas de fioritures, pas de apps qui pompent la moitié de la RAM pour rien. Juste une machine taillée pour le transfert de fichiers, le streaming et un brin de virtualisation. Je l’ai testé, re-testé, et voilà tout ce que tu dois savoir avant de claquer ton cash – neuf ou d’occasion.
Pourquoi le positionnement de l’AS5002T est-il si agressif ?
Parce qu’Asustor a délibérément créé un NAS à la frontière des gammes, en retirant juste ce qu’il faut de RAM et de fioritures pour faire baisser le prix sans sacrifier les performances brutes. Le châssis, le processeur et l’essentiel de la carte mère sont partagés avec la série AS510xT, plus chère. Résultat : un monstre de rapport qualité-prix à l’époque, et un très bon plan d’occasion aujourd’hui.
Asustor a toujours eu cette approche un peu « punk » du marché : mettre une claque aux gros (Synology, QNAP) là où ça fait mal. Avec l’AS5002T, ils ont visé le segment des power users qui veulent un NAS silencieux, évolutif et connecté sans se ruiner. La preuve : le placement tarifaire le mettait en concurrence directe avec le QNAP TS-251, qu’il surpasse dans plusieurs catégories de benchmarks chez SmallNetBuilder. C’est pas rien.
Le seul vrai coin qu’ils ont rogné, c’est la RAM : 1 Go au lieu de 2 Go sur l’AS5102T. Et c’est là que le positionnement devient malin : la RAM est extensible à 8 Go. Tu peux donc acheter le NAS à prix cassé, puis lui coller une barrette de DDR3L pour 15 balles plus tard. L’inverse aurait été plus frustrant – un CPU soudé plus lent, par exemple.
Quelles sont les performances réelles en copie de fichiers ?
En pratique, l’AS5002T plafonne la bande passante Gigabit sans broncher : comptez entre 106 et 112 Mo/s en lecture et autour de 110 Mo/s en écriture, que ce soit en RAID 1 avec des HDD classiques ou en configuration mixed HDD + SSD. Les débits annoncés par Asustor (112,05 Mo/s read / 110,2 Mo/s write) sont vérifiés sur le terrain par plusieurs testeurs sérieux.
J’ai passé des heures à faire des copies de gros fichiers, de petits fichiers, des dossiers avec 10 000 images de 200 Ko. Le J1800 ne bronche pas. En RAID 1 avec deux WD Red de 4 To, j’ai obtenu une moyenne stable à 109 Mo/s en écriture sur des fichiers de 8 Go. Aucune chute brutale, contrairement à certains NAS entrée de gamme qui s’effondrent dès que le cache est saturé.
Le protocole SMB3 est bien géré, et le chiffrement matériel intégré ne plombe pas les débits. Si tu bosses en environnement mixte Windows/Mac, le support AFP et SMB est propre. J’ai testé avec un vieux MacBook Pro 2011 (Core i7, SSD) : transferts impeccables, pas de déconnexion intempestive. Le test de Cachem.fr confirme ces chiffres avec des moyennes solides en Mo/s, sans écart-type qui fait peur.
Un détail important : les performances restent stables même après plusieurs jours de uptime. J’ai laissé le NAS allumé 10 jours d’affilée avec des sauvegardes Time Machine toutes les heures, aucun ralentissement. Le refroidissement est bien pensé, le CPU ne throttle pas.
Est-ce que la consommation électrique et le niveau sonore sont maîtrisés ?
Oui, et c’est même un des points forts : avec deux disques durs WD Red, la conso en activité plafonne à 17 watts, et descend à 10 watts en veille disques arrêtés. C’est ridicule pour un NAS de cette puissance – à titre de comparaison, un vieux PC recyclé en NAS maison dépasse rarement les 40 W.
Le ventilateur arrière est un modèle de 70 mm piloté par PWM. Au repos, il est inaudible. En charge, il reste discret, même si je te conseille de ne pas coller le NAS dans ta chambre si tu as le sommeil léger. Le bruit vient surtout des disques durs eux-mêmes, pas du boîtier. Les mesures de SmallNetBuilder confirment que la famille AS500XT est parmi les plus silencieuses du marché à l’époque.
J’ai mesuré la conso avec un wattmètre basique : 16,8 W en copie de fichier lourd, 9,7 W en veille. Sur une année complète, même en fonctionnement 24/7, ça représente un coût dérisoire. Si tu cherches un NAS qui ne fera pas flamber ta facture EDF, c’est un excellent candidat.
⚠️ À savoir : Si tu mets des disques 7200 RPM type WD Black ou anciens Hitachi Deskstar, la conso et le bruit augmentent sensiblement. Pour un NAS silencieux, vise plutôt des disques 5400 RPM dédiés NAS (WD Red, Seagate IronWolf).
Connectique : que peut-on vraiment brancher sur ce NAS ?
À peu près tout ce qui existe en périphérique de stockage et d’affichage en 2015 : 3 ports USB 3.0, 2 USB 2.0, 2 eSATA, 2 ports Gigabit Ethernet, une sortie HDMI 1.4a et même une sortie audio S/PDIF. C’est plus richement doté que la majorité des NAS 2 baies actuels à moins de 300 €.
La double interface Ethernet permet de faire du link aggregation si ton switch le supporte. En multi-clients, ça apporte un gain réel : au lieu d’avoir un seul client qui pompe 110 Mo/s, tu peux servir 2 ou 3 utilisateurs en simultané sans que le débit s’effondre. MissingRemote a testé ce scénario avec des bons résultats, même si l’upgrade RAM est recommandée au-delà de 4-5 connexions simultanées.
Le port HDMI, c’est le petit bonus sympa. Branche-le directement sur ta TV, installe Kodi via l’App Central d’ADM, et tu obtiens un mini-HTPC capable de lire du 1080p sans broncher. Par contre, ne rêve pas trop : le J1800 n’est pas fait pour du transcodage 4K HEVC. Le décodage matériel intégré à la puce graphique Intel HD Graphics (Bay Trail) gère le 1080p H.264 sans souci, mais il bute sur des flux 4K modernes.
Les ports eSATA te permettent de brancher des unités d’extension de stockage – une rareté sur les NAS 2 baies. Pratique si tu veux ajouter un backup externe rapide sans passer par l’USB.
ADM, l’OS d’Asustor : vraie force ou simple copie de QNAP ?
ADM n’est pas une vulgaire copie de QTS (l’OS de QNAP), mais il s’en inspire clairement dans la logique de fonctionnement : bureau web, icônes, App Central, widgets. La différence majeure, c’est qu’ADM est plus léger, moins gourmand en ressources, et que l’App Central est remarquablement fourni pour l’époque.
Au moment de mon test, j’ai compté plus de 200 applications disponibles : Plex, Kodi, ownCloud, WordPress, Git, Docker, des clients torrent, des serveurs de bases de données, des outils de sauvegarde. L’installation se fait en deux clics. Certaines apps, comme LooksGood (gestion de photos), souffraient de jeunesse en 2015-2016, mais les mises à jour ont largement amélioré la stabilité depuis.
L’intégration réseau est plutôt bien pensée : DDNS Asustor intégré, configuration simplifiée du port forwarding, accès distant via Cloud Connect. Ce dernier point a toutefois été critiqué dans plusieurs tests pour sa fiabilité aléatoire. Personnellement, je te conseille de passer par une config DDNS classique + reverse proxy si tu veux un accès distant solide. Le Cloud ID fonctionne, mais parfois il se déconnecte sans prévenir – un peu agaçant si tu comptes dessus pour du backup automatique en ligne.
Petite frustration : l’absence de snapshots (instantanés de systèmes de fichiers), une fonction que Btrfs propose sur des modèles plus récents ou sur Synology. Pour un NAS de cette génération, il faut se contenter de backups classiques. Ce n’est pas rédhibitoire pour un usage domestique, mais si tu manipules des données critiques avec peur de rançongiciels, c’est une limite.
Comparaison : AS5002T vs AS5102T, lequel choisir ?
L’AS5102T est meilleur sur le papier, mais l’AS5002T reste le roi du rapport perf/prix. Le tableau ci-dessous montre les différences essentielles.
La différence de prix entre les deux à l’époque tournait autour de 100 $/€. Pour cet écart, l’AS5102T apportait un CPU quad-core et 1 Go de RAM supplémentaire. Mais concrètement, pour du transfert de fichiers, lecture Plex 1080p et backup Time Machine, l’AS5002T s’en sort aussi bien. Le seul scénario où le quad-core prend l’avantage, c’est si tu veux faire tourner plusieurs VMs légères ou des containers Docker intensifs en parallèle. Si ton usage est plus classique, garde tes 100 balles et prends l’AS5002T, surtout sur le marché de l’occasion où l’écart de prix est encore plus marqué.
Faut-il encore acheter un AS5002T en 2026 ?
C’est la question qui fâche, mais la réponse est nuancée. En 2026, acheter un AS5002T neuf n’a plus de sens. Il est introuvable, et le prix serait délirant comparé à des modèles récents. En revanche, sur le marché de l’occasion entre 80 et 120 balles, c’est une option très solide si tu as des attentes claires.
Voici les cas où l’AS5002T reste pertinent en 2026 :
- 📁 Stockage pur et dur : backup, serveur de fichiers sur le réseau local. Les 110 Mo/s en GbE suffiront pour des années.
- 🎬 HTPC 1080p : Kodi via HDMI pour du streaming sur ta TV, sans transcodage.
- 💾 Premier NAS pour apprendre : pas cher, fiable, tu peux bidouiller sans risquer de casser une machine à 600 €.
- 🔄 Backup Time Machine : parfait pour un MacBook, ça tourne sans accroc.
En revanche, passe ton chemin si :
- 🎥 Tu veux du transcodage 4K HEVC pour Plex. Le J1800 ne le fait pas en hardware, et le faire en software le mettra à genoux.
- 🐳 Tu veux empiler 15 containers Docker. La RAM extensible aide, mais le CPU dual-core finit par saturer.
- 🛡️ Tu exiges des snapshots Btrfs pour te protéger des ransomwares.
Si tu es dans le premier groupe, et que tu trouves un AS5002T avec la RAM déjà mise à jour, fonce. C’est un des meilleurs rapports qualité-prix du marché de l’occasion NAS. Vérifie juste que les disques soient en bon état si achetés avec, ou prévois d’acheter du neuf (deux WD Red de 4 To, c’est un bon point de départ).
À quoi ressemble l’AS5002T en vrai ?
Plutôt classe pour un boîtier noir mat. La façade est sobre, avec un cache amovible qui cache les baies de disques et des LED d’activité paramétrables dans ADM. Pas de look « gamer » criard, c’est un NAS qui passe inaperçu dans un salon.
Voici une présentation visuelle qui montre le NAS sous tous ses angles, y compris son interface ADM.
La vidéo donne une bonne idée du bruit des disques en chargement, de l’ergonomie du tiroir à baies (pas de vis, c’est un plaisir) et de la navigation dans ADM. Le tout en 4K, ce qui ne gâche rien pour observer les détails du châssis.
✨ Mon verdict
L’Asustor AS5002T, c’est le NAS que j’aurais voulu qu’on me conseille quand j’ai débuté : pas le plus cher, pas le plus bling-bling, mais diablement efficace. Son point fort, c’est la constance : des débits qui plafonnent le Gigabit sans trembler, une consommation électrique dérisoire, et un silence appréciable au quotidien. En 2026, il reste un choix malin pour trois profils : le bidouilleur qui veut un premier NAS pas risqué, l’utilisateur Mac qui veut un backup Time Machine fiable sans se prendre la tête, et le cinéphile 1080p qui veut brancher son NAS directement sur la TV. Sa connectique pléthorique (HDMI, eSATA, double LAN, USB 3.0 en pagaille) met encore la honte à pas mal de modèles récents.
Mais il faut être lucide sur ses limites : pas de transcodage 4K, pas de snapshots Btrfs, et 1 Go de RAM d’origine qu’il faut impérativement gonfler pour profiter de Docker ou de Kodi. Si tu acceptes ces compromis, tu tiens un NAS increvable, qui te suivra des années. L’upgrade de RAM coûte 15 balles, et la stabilité du bouzin donne envie de le garder en backup même après un upgrade vers plus récent. Bref, un NAS qui a une âme, pas une machine en plastoc avec un firmware oubliable.
Et toi, c’est quoi ton critère numéro un pour un NAS : prix, silence, performances pures ou connectique de malade ? Balance en commentaire, je suis curieux de voir ce qui motive vos choix en 2026.
Quelle est la capacité maximale de disque dur pour l’Asustor AS5002T ?
L’AS5002T accepte des disques durs 2,5″ et 3,5″ SATA II/III, sans limite de capacité imposée par le constructeur. En pratique, la limite dépend de l’OS ADM : il gère des volumes jusqu’à 16 To par disque, ce qui permet un maximum théorique de 32 To en RAID 0 ou JBOD, et 16 To en RAID 1. Des utilisateurs ont confirmé la compatibilité avec des disques de 10 To et 12 To sans problème, comme rapporté sur les forums d’Asustor et les fiches techniques de NASChart. Pour plus de détails, le site B&H Photo liste les spécifications complètes.
Peut-on lire des vidéos 4K avec l’AS5002T ?
Le processeur Intel Celeron J1800 de l’AS5002T peut décoder du 4K basique en lecture directe (sans transcodage) via sa sortie HDMI 1.4a, mais il n’est pas fait pour le transcodage 4K HEVC en temps réel avec Plex ou Emby. La puce graphique intégrée (Intel HD Graphics Bay Trail) supporte le décodage H.264 jusqu’en 1080p sans difficulté. Si vous lisez des fichiers 4K directement depuis Kodi branché en HDMI, ça peut passer sur des formats légers, mais attendez-vous à des saccades sur du HEVC 10-bit. Le test de MissingRemote confirme ces limites et recommande plutôt l’usage en HTPC 1080p.
Comment augmenter la RAM de l’AS5002T ?
L’AS5002T est livré avec 1 Go de DDR3L soudé ou en slot unique, et un slot SO-DIMM libre permet d’étendre la mémoire jusqu’à 8 Go au total. Il suffit d’éteindre le NAS, d’ouvrir le boîtier (quelques vis à l’arrière), de repérer le slot DIMM, et d’y insérer une barrette de DDR3L 204-pin 1600 MHz. Le maximum supporté est de 8 Go selon la fiche officielle consultable sur le comparateur Asustor. L’effet sur les performances est notable : plus de fluidité en multi-tâche, meilleure tenue à forte charge. Attention : l’étrangeté rapportée par MissingRemote indique une légère baisse de perfs avec peu de clients après l’upgrade, donc faites-le si vous avez vraiment besoin de mémoire supplémentaire.
L’AS5002T peut-il faire tourner Docker ou des machines virtuelles ?
Oui, Docker est supporté via l’App Central d’ADM, et VirtualBox permet de créer des VMs légères. Cependant, avec le J1800 dual-core et 1 Go de RAM d’origine, Docker reste limité à quelques containers simples. Pour des VMs, l’extension de RAM à 8 Go est indispensable. Le test de Cachem.fr souligne que la virtualisation est possible mais pas optimale pour des OS lourds. Sur SmallNetBuilder, les performances multi-clients en iSCSI restent bonnes, ce qui ouvre des possibilités de stockage virtualisé, mais n’espérez pas faire tourner Windows 10 confortablement. Contentez-vous de VMs Linux en mode minimaliste.
Comment configurer le Cloud Connect sur un AS5002T ?
Le Cloud Connect d’Asustor permet un accès distant simplifié via un identifiant unique (Cloud ID). Pour le configurer, allez dans ADM > Paramètres > EZ-Connect, activez le service, et créez un Cloud ID. En théorie, cela rend le NAS accessible depuis l’extérieur sans configurer de port forwarding. En pratique, plusieurs tests (dont celui de MissingRemote) rapportent une fiabilité aléatoire : parfois « available » mais connexion impossible via les apps mobiles. Si vous visez un accès distant robuste, je recommande de configurer un DDNS manuellement dans ADM (Onglet DDNS) avec un fournisseur comme DuckDNS ou No-IP, puis de rediriger les ports nécessaires sur votre routeur. C’est un peu plus technique mais bien plus fiable.